Déracinés dans leur propre pays

Femmes déplacées dans la province orientale du Nord-Kivu, République démocratique du Congo. (Sergi Camara / Entreculturas)
Femmes déplacées dans la province orientale du Nord-Kivu, République démocratique du Congo. (Sergi Camara / Entreculturas)

JRS estime que les déplacés internes ont droit à une aide d’urgence et à une protection permanente pendant leur déplacement, ainsi qu’à la possibilité et un support pour reconstruire leur vie.

En 2017, il y avait 68,5 millions personnes déplacées de force de leurs foyers, un record élevé selon le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR). Parmi ceux-ci, 40 millions étaient des personnes déplacées internes, forcées de fuir leurs foyers, mais restant dans leur propre pays. Les personnes déplacées sont confrontées à des défis similaires à ceux vécus par les réfugiés qui ont dû fuir leur pays : violations des droits de l’homme, manque d’accès à l’alimentation, au logement, à l’éducation et d’autres besoins et opportunités fondamentaux. Cependant, parce qu’ils n’ont pas franchi une frontière internationale, ils n’ont pas accès à la protection humanitaire internationale et risquent d’être inaperçus et oubliés. Les déplacés internes sont souvent les citoyens oubliés de leur pays.

Vidéo de campagne GP20 réalisée par le BCAH

PLAN D’ACTION

  • Plaider auprès des autorités étatiques pour légiférer la protection des personnes déplacées internes.

Étant donné que les personnes déplacées sont assujetties aux lois de leur pays, les gouvernements devraient prendre des mesures pour les protéger et les aider, en plus de mettre en œuvre des programmes préventifs pour les situations de déplacement prévisibles.

  • S’attaquer aux déplacements prolongés et mettre en place des solutions durables.

Plaider en faveur de solutions durables est à la fois une question humanitaire et de développement toujours destinée à aider les personnes déplacées à être autonomes, ce qui leur permet de rétablir leur dignité et leur espérance.

  • Lancez de nouveaux projets pour/avec des déplacés internes.

Étant donné que le nombre de déplacés internes et de pays touchés par le déplacement ne cesse de croître, JRS cherche à répondre de manière plus généreuse et stratégique à son service aux personnes déplacées dans le monde entier.

  • Établir de nouveaux partenariats pour une collaboration inclusive sur les questions liées aux déplacés.

JRS cherche à s’engager dans une action stratégique et collaborative avec d’autres organisations humanitaires et de développement pour une réponse efficace aux déplacements prolongés.

  • Collecter des données de qualité et effectuer une analyse critique de la situation des personnes déplacées et des besoins.

Des données et des analyses de qualité sont indispensables pour assurer des interventions efficaces pour les déplacés. Pour ce faire, il est important de s’engager auprès des personnes déplacées et des communautés touchées par le déplacement au cours du processus d’évaluation des besoins.

Un père iraquien passe quelques temps avec ses enfants hors de sa « maison » dans un quartier informel à Erbit (JRS)
Un père avec ses enfants en dehors de leur « maison » dans un établissement informel à Erbil, en Irak.

NOTRE MISSION

JRS sert et accompagne les déplacés dans le cadre de ses programmes, et plaide à différents niveaux pour que les lois et les politiques nationales protègent des droits des personnes déplacées et promeuvent des solutions durables.
En savoir plus sur notre travail

NOTRE POLITIQUE

JRS va là où il y a un besoin urgent de protection et une violation importante des droits fondamentaux de l’homme. Nous mettons les gens au cœur de notre mission, au-delà de toute définition juridique. Dans les situations de déplacement, nous ne distinguons pas entre les réfugiés et les déplacés internes si cela implique un niveau de protection différent. Ce concept plus inclusif de personnes déplacées de force guide JRS dans notre service et notre mission.

Pour des raisons humanitaires, ces personnes déplacées (internes) devraient être considérées comme des réfugiés de la même manière que celles formellement reconnues par la Convention, parce qu’elles sont victimes du même type de violence.
LE CONSEIL PONTIFICAL

JRS appuie le plan d’action multipartite GP20 de trois ans pour promouvoir la prévention, la protection et les solutions pour les personnes déplacées. Lancée le 17 avril 2018 à Genève, GP20 est dirigée par le HCR, le BCAH, et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des déplacés internes, dans le but de réduire et de résoudre les déplacements, conformément aux principes directeurs relatifs au déplacement interne.