Déracinés dans leur propre pays

Femmes déplacées dans la province orientale du Nord-Kivu, République démocratique du Congo. (Sergi Camara / Entreculturas)
Femmes déplacées dans la province orientale du Nord-Kivu, République démocratique du Congo. (Sergi Camara / Entreculturas)

Les personnes déplacées internes sont souvent des citoyens oubliés de leur propre pays. JRS estime que les personnes déplacées à l’intérieur du pays ont droit à une aide d’urgence et à une protection continue pendant leur déplacement, ainsi qu’à la possibilité de reconstruire leur vie, et d’un soutien pour le faire.

JRS accompagne les personnes déplacées internes (PDI) dans le cadre de ses programmes et plaide à différents niveaux en faveur de lois et de politiques nationales qui protègent les droits des personnes déplacées et promeuvent des solutions durables. Nous servons les personnes déplacées dans 14 pays  par la mise en œuvre de services éducatifs, de soutien psychosocial, de consolidation de la paix, d’activités pastorales, de formation aux techniques agricoles modernes et de médiation pour régler les conflits.

Le plus grand groupe de personnes déplacées de force dans le monde, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays passent systématiquement entre les mailles du filet, ignorées par leurs propres gouvernements et négligées par les donateurs.

Depuis que le COVID-19 a commencé à se répandre dans le monde entier, nous avons vu des risques de manque de protection accrus pour ce groupe déjà profondément vulnérable. Les personnes déplacées internes sont aujourd’hui confrontées à des charges et à des dangers supplémentaires en raison de la pandémie. « La crise sociale et financière provoquée par la pandémie de COVID-19 pourrait entraîner un recul des préoccupations des personnes déplacées internes dans le contexte », prévient Joe Cassar, directeur de JRS Iraq.

Alors que la pandémie commençait à se propager, le pape François a publié ses  orientations pastorales sur le déplacement interne. Cela reflète de vastes consultations au cours de l’année 2019 avec des Églises locales et des organisations catholiques à travers le monde. JRS a été un des contributeurs actifs.

Global Protection Cluster – Campagne GP20

JRS appuie et encourage le Plan d’action multipartite triennal pour faire progresser la prévention, la protection et les solutions pour les personnes déplacées. Lancé le 17 avril 2018 à Genève, il est dirigé par le HCR, l’OCHA des Nations Unies et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des personnes déplacées dans le but de réduire et de résoudre les déplacements internes, conformément aux Principes directeurs sur les déplacements internes.

JRS contribue largement à la campagne GP20, un effort de plaidoyer appelant à une attention renouvelée aux personnes déplacées internes à travers le monde.  Rosalyn Kayah, directrice de JRS Myanmar, affirme que « les gouvernements nationaux doivent écouter ceux qui ont été touchés par les déplacements internes, en particulier les femmes et les enfants, et les impliquer autant que possible dans la planification de solutions à long terme ». Notre  guide de plaidoyer fournit des recommandations au personnel du pays pour les moyens de s’engager autant que possible avec la campagne GP20 au niveau local. Nous proposons également d’un  document d’orientation  sur le déplacement interne ; cela nous guide dans notre message et notre approche philosophique. Chez JRS, nous considérons les personnes déplacées comme des personnes individuelles, chacune ayant sa propre voix. Nous apprécions et écoutons leurs suggestions pour leur avenir.

Vidéo de campagne GP20 réalisée par le BCAH

En octobre 2019, le Secrétaire général de l’ONU a formé un groupe d’experts de haut niveau (GrEHN) sur les déplacements internes.  JRS a présenté des recommandations  fondées sur notre vaste expérience de travail avec les PDI, plaidant en faveur d’une protection juridique internationale plus forte, de la priorisation de la sécurité et de la fourniture de besoins fondamentaux, et de l’adoption de programmes de consolidation et de réconciliation de la paix tels que ceux mis en œuvre par JRS. Voir notre soumission au GrEHN.

Fin avril, le Rapport mondial sur les déplacements internes 2020 (GRID) a été publié par l’Internal Displacement Monitoring Center (IDMC), soulignant les chiffres et les tendances des personnes déplacées dans le monde entier. JRS a déjà publié son analyse de ce rapport.

JRS appuie le plan d’action multipartite GP20 de trois ans pour promouvoir la prévention, la protection et les solutions pour les personnes déplacées. Lancée le 17 avril 2018 à Genève, GP20 est dirigée par le HCR, le BCAH, et le Rapporteur spécial sur les droits de l’homme des déplacés internes, dans le but de réduire et de résoudre les déplacements, conformément aux principes directeurs relatifs au déplacement interne.

Pour des raisons humanitaires, ces personnes déplacées (internes) devraient être considérées comme des réfugiés de la même manière que celles formellement reconnues par la Convention, parce qu’elles sont victimes du même type de violence.
LE CONSEIL PONTIFICAL