Urgence Ukraine
En 2026, le conflit en Ukraine est entré dans sa cinquième année. Plus de 10,8 millions de personnes ont encore besoin d’une assistance humanitaire et 2025 a été l’année la plus meurtrière pour les civils depuis le début de la guerre. À travers l’Europe, 4,35 millions d’Ukrainiens bénéficient toujours de la protection temporaire, tandis que 3,7 millions de personnes restent déplacées à l’intérieur du pays. Parallèlement, le taux de pauvreté en Ukraine atteint désormais 36,9 %. Dans certains pays, la protection temporaire a été prolongée jusqu’en mars 2027, mais son avenir demeure incertain.
Si l’inclusion reste le principal domaine d’intervention, les besoins en matière de protection ont augmenté en 2025. Cette évolution s’explique notamment par l’appauvrissement progressif des personnes accompagnées, l’épuisement de leurs ressources financières, la prolongation du conflit ainsi que la diminution du soutien apporté par les ONG et les autorités locales.
Comment le JRS répond-il ?
Depuis le début du conflit, en février 2022, le JRS et ses partenaires sont en première ligne de la réponse humanitaire. Ils accompagnent les personnes déplacées en Ukraine et dans les pays voisins en leur fournissant une aide d’urgence, un hébergement sûr, une assistance juridique, un soutien psychosocial et un accès à l’éducation.

Alors que le conflit se poursuit et continue d’avoir des conséquences dévastatrices pour la population, le JRS et les jésuites restent présents sur le terrain et mobilisent des ressources pour soutenir les personnes les plus touchées. En partenariat avec le Xavier Network, nous coordonnons la mise en œuvre de la One Proposal, un plan commun visant à accueillir, protéger, promouvoir et intégrer les personnes ukrainiennes contraintes de se déplacer à travers l’Europe au cours des trois prochaines années.
La grande majorité des personnes accompagnées sont des femmes, des enfants et des personnes âgées, dont beaucoup ont vécu l’expérience traumatisante de déplacements multiples. Tout au long de l’année, le JRS a accordé une attention particulière aux personnes en situation de plus grande vulnérabilité, notamment les familles monoparentales, les personnes atteintes de maladies chroniques ou en situation de handicap, les mineurs non accompagnés et certains groupes marginalisés, tels que les personnes ayant la double nationalité hongroise et ukrainienne déplacées de la région de Transcarpatie, qui risquent fréquemment d’être exclues des dispositifs publics de soutien.