Crise mondiale du financement
La réduction de l’aide étrangère américaine perturbe la vie des réfugiés
La réduction de l’aide étrangère, ordonnée par le gouvernement américain en 2025, a presque instantanément interrompu l’assistance vitale destinée aux réfugiés et aux autres personnes déplacées de force vivant dans des situations vulnérables. Le gel des financements a entraîné l’arrêt immédiat des opérations, impactant les activités du JRS dans neuf pays à travers le monde.
« Je venais de me préparer à rencontrer les nouveaux arrivants au centre d’accueil de Doro pour animer des sessions de premiers secours psychologiques et de psychoéducation lorsque j’ai reçu l’instruction de cesser nos activités », témoigne Elizabeth Nyapito, Responsable de la Santé Mentale et du Soutien Psychosocial (SMSP) pour le JRS à Maban, au Soudan du Sud. « Ceux qui attendaient notre aide se sont retrouvés démunis, remplis de questions, sachant que le JRS avait toujours été la bouée de sauvetage sur laquelle ils pouvaient compter dans le camp ».
De nombreux autres gouvernements ont suivi le mouvement, faisant le choix délibéré de démanteler un réseau de soutien qui servait certaines des communautés les plus vulnérables à travers le monde. Les effets ont été immédiats et dévastateurs.
Une crise mondiale
Au cours des derniers mois, les principales agences internationales comme le HCR et l’UNICEF, ainsi que d’autres ONG et partenaires de mise en œuvre, ont été contraintes de fermer des bureaux, de réduire leur personnel et leurs budgets. De plus en plus, le personnel du JRS s’efforce d’orienter les personnes déplacées vers des services vitaux. Dans de nombreux cas, les institutions locales manquaient déjà de ressources et les partenaires internationaux réduisent de plus en plus leurs programmes.
Cela a un impact négatif sur les communautés mal desservies, empêchant les enfants déplacés d’aller à l’école, menaçant l’avenir des jeunes réfugiés dont les programmes de développement des compétences ont été suspendus et imposant un stress excessif aux femmes qui ne peuvent plus bénéficier d’un soutien psychosocial.
Répondre aux défis à venir
JRS s’est efforcé de continuer à fournir une assistance vitale tout au long de cette période. Le soutien de nos amis et partenaires à travers le monde nous a permis d’atténuer l’impact de cette érosion de la solidarité de la part de nombreux gouvernements à travers le monde.
«Nous ne sommes pas seulement un prestataire de services, nous sommes une organisation qui marche avec les réfugiés. En temps de crise, nous sommes d’une solidarité inébranlable avec ceux qui sont forcés de fuir», raconte le frère Michael Schöpf, directeur international du JRS. «Retirer la dignité à un groupe aujourd’hui peut conduire à ce qu’il en soit de même pour nous tous demain ».
À une époque où les récits de haine et de division s’enracinent de plus en plus, nous ne pouvons qu’espérer que davantage de personnes soient incitées à prendre position au nom de la compassion et de l’action collective.
Dans un monde de plus en plus hostile envers les réfugiés, n’ayez pas peur d’être différent, ni de faire la différence.